Le regard des autres…

Sans les « autres » personnes ne serait autre chose que rien, on vit avec « les autres », on danse, on pleure, on rit, on court les uns après les autres, on s’interpelle, on s’identifie, on se reconnait dans le regard des autres, ils nous encouragent, nous guident, nous apprennent, nous forgent, comme nous déçoivent, nous trahissent, nous malmènent, nous bouleversent…

C’est une leçon de vie que de vivre avec, cote à cote !

Mais comment en tirer le meilleur ?

La réponse risque de vous paraitre, si bête, inutile, futile, couillonne, oui, oui, j’assume, mais je pense que c’est d’être soi, de se montrer sous son vrai visage, de ne pas tricher, mentir, être en accord avec son soi profond et son image…

Il y aura des rencontres, qui vous bouleverseront, vous élèveront, vous accompagneront et d’autres qui fileront comme elles étaient venues, vous vous reconnaitrez dans des faciès, aurez envie de partager, comme passerez à côté d’une personne ou une autre, serez méfiants ou offusqués, blessées, fragilisés face à cet inconnu qui ne fonctionne pas comme vous…

Mais si je prends le clavier aujourd’hui, c’est parce qu’importe votre tour de taille, votre morphologie, vos centimètres du sol, votre âge, votre genre, une question revient sans cesse dans les conversations :

Comment faire avec le regard des autres ?

Comment vivre pleinement sans se soucier du « comment-on me perçoit ? », du jugement, de l’approbation ou non, de l’image que l’on renvoi…

Ma réponse est très simple : pourquoi vous posez vous cette question ?

Pourquoi l’approbation ou non d’une personne extérieure à vous-même aurait plus d’importance que votre propre ressenti ?

Pourquoi autrui saurait ’il mieux que vous qui vous êtes et ce qui vous convient ?

Pourquoi l’autre, aurait plus de sagesse et d’analyse sur vous que vous-même ?

Depuis la nuit des temps, on nous apprend dès la naissance à vivre sous le regard des autres, nos parents, familles, profs, médecins, conseillers, patrons, inconnus, compagnes, maris, amants, amis…

On nous apprend à courber le dos, tordre l’échine, ne pas répondre trop quand pour notre soi-disant bien on nous rabaisse, malmène, dénigre, on nous impose une vision des choses qui n’est pas là notre, et que nous devrions suivre sans broncher, puisque c’est dans notre intérêt (cynique est la phrase, n’en doutez pas !) pourquoi ?

Il y aura toujours quelqu’un qui ne sera pas en accord, ne comprendra pas, n’adhèrera pas à votre vision de vous, de la vie, mais cette personne n’est pas à votre place, ne ressent pas vos émotions, n’est pas dans votre corps, n’a pas votre vécu ou votre histoire aussi bien intentionnée soit ’elle !

Personne n’est au-dessus de vous et même si les avis sont bons à entendre parfois, que ça plaise ou non dites-vous que le dernier mot, le dernier choix, vous revient à vous, seulement vous, uniquement vous !

Entourez-vous de bienveillance, d’amour, de personnes qui vous font du bien, ça aussi c’est extrêmement important, si vous vous sentez mal avec certains regards de votre entourage, c’est peut-être aussi qu’il est temps de vous délester de relations nocives pour vous, aussi dure soit le constat !

La vie est trop belle, passe trop vite, ne dure pas assez longtemps pour que vous vous embrumiez l’esprit avec le regard des autres…

Et comme je vous le dit souvent, riez, criez, pleurez, aimez fort, embrassez, câlinez, chantez, dansez, ouvrez vos bras en grand, accueillez l’inattendue, déployez-vous, faites ce que bon vous semble mais vivez large, fort, immensément c’est bien ça le plus important !

Ne passez pas à côté de vous-même par peur d’un quelconque jugement, regard bienveillant ou non…

Si d’ailleurs vous avez envie de creuser encore un peu plus la question, je vous invite à écouter mon intervention « nature peinture » dans l’un des podcasts de Delphine pour Campagnaturo, une femme incroyable qui nous amène grâce au questionnement et la psychologie positive à sortir de nos zones de conforts en bousculant nos inerties et notre passivité, se morfondant dans nos maux, pour aller chercher le mouvement, l’activité de la réflexion, du raisonnement, plus simplement faire bouger ces lignes qui nous empêche d’avancer quelque en soi la raison …

N’hésitez pas non plus à partager ici vos questionnements, vos réactions, votre parcours, car les mots restent et peuvent servir de piqure de rappel parfois 🙂

Je vous embrasse fort, fort, fort,

A vite,

et prenez soin de vous!

Mimi

4 Comments

  • Coucou Mimi. Encore un grand merci pour cet article. Alors oui, effectivement, tu le dis très justement, on ne devrait pas subir le regard des autres 🙁
    Mais que les conventions sont difficiles, parfois. Que le poids de l’éducation – et je pense au « qu’en dira t’on? » dans lequel j’ai baigné, coulé, surnagé… Pour finalement batailler et m’en extraire (un peu!).
    Des années de thérapie, et de belles rencontres (parce que ca existe aussi le regard bienveillant 🙂 ) m’aident aujourd’hui à être plus authentique, et surtout à tenir le cap, quand le doute se lit dans les yeux en face…
    De grosses grosses bises

  • cc comme tu le dit mimi mais cette bataille n est pas encore gagnée l essentiel pour Moi c est de me sentir bien et belle quand je m habille les autres maintenant … bises et bon w end

  • coucou

    un peu à la traîne , mais je souhaitais malgré tout dire combien ce podcast était très agréable à écouter et faisait du bien , un concentré de bonheur de douceur et de bonne humeur
    merci

  • C’est la société qui nous a obligé à prendre en compte le regard des autres. Cette société se veut caricaturale, on se doit de ne pas être différent, sous peine d’être jugé. Comme il est difficile de ne pas se laisser influencer par ce que les autres pensent de nous? Je suis grosse je l’assume tout en souffrance, ce regard je le snobe, meme si au fond de moi il me fait mal, tout comme mon propre regard sur moi. La douleur c’est ce que les autres nous ont infligé durant notre vie dans leurs jugements… si tu es différent et en plus si tu oses (oui car oser se montrer est parfois mal vu) etre belle en forme, le regard de l’autre peut changer dans le mauvais sens. Alors oui meme si je n’assume pas mon image, J’assume mes choix, et depuis quelques mois, je m’éloigne des gens qui me mettent mal à l’aise… et puis une vie est faite de rencontres, parfois de quelques heures à des années, comme une bouffee d’air frais à inspirer fortement.
    Merci pour vos mots.

    Annie

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