« Sororité… »

Certains clichés ont la vie dure…

Prenez les femmes entre elles, paraitrait, qu’elles se jugent, se lorgnent, jouent à qui sera la reine des abeilles, « miroir oh mon miroir, dis-moi qui est la plus belle ? », paraitrait qu’elles s’envient, qu’elles s’épient, se heurtent, ne ratent jamais une occasion de se « crêper le chignon », adorent jouer de la comparaison, fustigent, aiment jauger la voisine, descendre la collègue, baver sur la copine, envier, médire, maudire, déblatérer, rabaisser, balancer, confronter, s’opposer entre elles, paraitrait même qu’elles ne supporteraient pas le succès d’une autre, que ce soit dans n’importe quel domaine d’ailleurs….

Ça vous parle, hein, on dirait que les stéréotypes sont bien ancrés la, hein… surtout à la grande heure des réseaux sociaux ou l’envie de ce que possède l’autre s’amplifie, ou l’on se montre et déballons nos possessions à tire larigot avec une frénésie presque orgasmique, ou il est bon, chercher l’approbation par flaupé de ces « j’aime » qui rassurent et compensent les incertitudes & névroses de ces demoiselles si peu sures d’elles, où l’on pourrait se surprendre à croire aux leurres des internets et leurs visuels qui nous vendent du rêve à grand renfort de publicité cachée, nous faisant croire à tout sauf à la réalité…

Certains comportements ont la vie dure…

Prenez les femmes entre elles, paraitrait qu’on les oppose, qu’on les met en compétition, qu’elles ont leur place en subalterne, et ne briseront que trop rarement ce plafond de verre imposé, instauré insidieusement par un sexisme venu des âges initié par le grand compagnonnage masculin bien trop peureux de l’émancipation de ces dames, doutant de leur contribution sociétale, mais surtout inquiets de perdre cette emprise chancelante qu’ils croient avoir, paraitrait même que les femmes jouent le jeu sans s’en rendre compte, que l’on nous éduque comme ça, pauvres petites choses que nous sommes…

Ça fait réfléchir hein…

Sauf que si l’on faisait évoluer tout ça et qu’on décidait les femmes entre nous, de se soutenir, se porter, se transporter, se solidariser, si chacune choisissait d’accompagner, d’entourer, de supporter d’autres femmes, de les encenser, les honorer…

Si les femmes prenaient le parti de se serrer les coudes, de s’épauler, s’aider, s’assister, se protéger, s’entraider, si elles s’engageaient à collaborer, défendre, pousser, favoriser, coopérer ensemble, qu’elles faisaient le choix de contribuer à s’élever collectivement, sans se mettre en doute, remettre en cause, ni chercher à s’élever aux dépens d’autres, j’ai la très nette sensation que ce monde qui m’entoure paraitrait différent…

Vous trouvez mes propos moralisateurs ?

Pourtant, je ne les écrits pas pour cela au contraire, je les partage avec vous, parce que je suis une femme de 36 ans qui a des rêves de sororité bien plus grands que ce qu’elle voit de sa génération, que j’ai l’immense chance de connaitre de côtoyer des femmes extraordinaires toutes plus incroyables les unes que les autres, qui m’ont appris toutes à leur façon que seule on est bien peu de choses, que de la solidarité et l’amour, on puise le don de soi comme cette force vitale qui fait avancer pas à pas…

Et la grande utopiste que je suis aimerait tellement nous voir nous; femmes, mères, filles, amies, amantes, connues ou inconnues, nous épauler d’un geste, un regard, un « bravo », un « je suis là », je te supporte », « je te soutiens », « je te souhaite la réussite, le bonheur », attention, pas que nous en aillons besoin pour élever nos petits égos non, mais dans un esprit de corps et d’union, de solidarité, de complicité, de fraternité, oui, j’ose utiliser ce mot pour parler « sœurs » …

Sororité, c’est défendre, ce n’est pas tourner le dos, ni mettre des œillères, sororité, c’est s’impliquer…

Alors que les choses soient très claires, je ne vous demande pas de devenir une « mère Theresa » en puissance, ni d’être une sainte se battant pour le droit des femmes en prenant toute la misère féminine sur vos frêles épaules, non, juste envie d’insinuer en vous une petite graine d’idéaux à faire germer, comme un cadeau de femme à femme, sans once de féminisme, ni d’étendard à porter, juste avec mon ressenti, mes tripes, et mon clavier…

Et puisque c’est un thème vaste la sororité, et qu’il est bon aussi de s’ouvrir à d’autres manières de voir les choses et de penser, j’ai proposé à deux femmes que j’aime, j’admire et je supporte, d’écrire ce que leur inspirait ce sujet, elles ont accepté et c’est avec une immense joie que je vous mets juste en dessous les liens de leurs articles…

Et je tiens ici à les remercier aussi pour leur implication sur les visuels qui accompagnent nos billets, pour leurs plumes franches et sans fard, pour leur honnêteté, leur investissement, parce qu’elles répondent toujours présentes à mes propositions photographiques ou d’écritures, qu’elles sont merveilleuses, bienfaisantes, intrépides, sensibles et réconfortantes, profondément elles même, entières et absolues, courageuses, méritantes et passionnantes et qu’elles vous plairont j’en suis sure…

Merci ma Marie, Merci ma Delphine pour ces amitiés vraies !

Quel beau projet réalisé…

A vous maintenant de me parler sororité !

Article de Plumpy Marie par ici!

Article de Campagnaturo par ici!

en espérant que leurs mots résonnent autant en vous, que je les ai perçu…

je vous bisouille,

Mimi

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