30
Nov
2018

« La Pleureuse… »

“On finirait par devenir fou, ou par mourir, si on ne pouvait pas pleurer.”

De Guy de Maupassant

Oui, oui, l’hyper sensible que je suis, pleure tous les temps, je chouine, je pleurniche, à la moindre occasion, c’est hallucinant !

Montrez-moi un chaton qui joue à la baballe, deux personnes qui s’embrassent tendrement, la nature, un beau coucher de soleil, des retrouvailles, de l’amour, quelqu’un qui pleure, une personne émue, ou triste, faites-moi vivre une injustice, dites-moi des choses dures, faites-moi un compliment et je suis capable de larmoyer à grands flots, incroyable !

Je m’inonde toute seule, posez-moi trois minutes devant la télé et vous verrez l’ampleur du phénomène, je crois que meilleur public que « bibi » il n’y a pas, je sanglote en moins de deux qu’il faut pour le dire, je chiale comme je respire, si vous saviez comme pour les autres c’est perturbant, incompréhensible même…

  • Olala mais arrête !
  • Mimi ça ne va pas ?
  • Qu’est ce qui se passe ?
  • Non mais ça ne va pas bien toi !
  • Et ça y est, c’est repartie !

Qu’est ce que j’ai pu en entendre…

Si bien que j’ai développé une grande culpabilité vis-à-vis de cela à l’adolescence , j’avais honte d’étaler au grand jour ma sensibilité, l’impression d’être « too much » tout le temps, complètement incomprise, avec ce sentiment que mes réactions étaient fausses et disproportionnées par rapport aux autres, alors j’ai décidé de porter un masque, de refréner le tout, de cacher, d’étouffer, de dissimuler mon trop plein émotionnel, derrière un visage joyeux, agréable, souriant, charmant, avenant, mais qui n’était pas le mien…

Je me suis contrainte à ne pas « piper mot », à toujours arrondir les angles, à en dire le minimum ravalant mes sentiments 24h/24 de peur de ne pas être considérée, vue !

Le problème, c’est qu’en faisant ça, je me suis éteinte, me suis mise des barrières, me suis dévalorisée et perdue, je me suis rendue compte il y a quelques années maintenant, qu’en voulant éviter de me justifier sur mon hyper-sensibilité, je me suis acculée au formatage que nous renvoie cette société des codes et de carcans, de moules dans lesquels on nous assène de rentrer, malheureusement lors de ma conception le moule était cassé…

Et alors ?

Alors, oui, je suis une pleureuse, une gémiarde, une chouineuse du quotidien, je vis mes émotions pleinement et dans l’instant, je ne fait pas partie d’un seul moule, mais je coche bien des cases, et quand j’ai décidé de me réveiller, me révéler et enfin être moi, j’ai appris à voir que toutes ces peurs que je pouvais avoir, sur le fait de n’être pas comprise, n’étaient en réalité pour la plupart d’entre elles qu’une vue de mon esprit peureux et craintif, que c’était une question de confiance en soi…

Alors, oui, il y aura toujours des personnes qui ne chercheront pas à gratter au-delà de la surface, et ne comprendront pas, il y aura toujours des gens pour vous dicter, vous juger, vous amoindrir, mais comme je dis souvent : « je préfère pleurer toutes les larmes de mon corps d’avoir vécu le bien comme le mal, que d’avoir la malchance de ne rien ressentir du tout ! »

Pleurer les amis, fort, grave, de joie, de peine, d’émotion car c’est la vie et les personnes qui auraient l’audace de vous juger pour cela n’ont rien compris !

Voilà mon message du jour…

Je vous embrasse fort,

Mimi

crédit photo by : Plumpy Marie !

 

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5 Responses

  1. Marieb

    coucou douce Mimi
    moi aussi je pleure souvent pas sur moi mais sur la beauté des choses, les personnes que je cotoie dans la rue et dont je sens le désarrois, tout me touche même un dessin animé peut me faire pleurer.
    J’ai longtemps considéré cela comme une « tare » mais je me dis à présent que c’est un « don ». De pouvoir ressentir les choses est merveilleux, il vaut mieux cela que d’avoir un coeur fermé. J’ai juste appris à me protéger moi, qu’on ne profite pas de moi.
    Je te souhaite de profiter encore très longtemps de cette chance que tu as.

    1. Merci MarieB pour ton témoignage, c’est chouette de vous voir prendre le temps de m’écrire, donner votre avis, du sens à mes mots, échanger….
      ça me touche toujours bcp!
      tout pleins de bisouilles à toi,
      à très vite,
      Mimi

  2. sylvie

    cc mimi je connais très bien tout ce que tu d écrit mais moi je l assume complétement moi je ne control rien et puis c est comme ça autour de moi ils savent devant la télé quand je parle de sentiment ou de quelque chose qui me touche mais c est pas grave j aime mieux ça et tu sait nous ont est deux a pleurer moi je crois que l on a de la chance c est beau d avoir des émotions bisous mimi bon we

  3. Isavercors

    Coucou Mimi. Comme ça me parle…! Et. Comme souvent ça me pèse cette hypersensibilité ! Alors oui, c’est une grande chance de pouvoir s’émouvoir de petites et grandes choses! Mais parfois je m’apprécierai un peu plus modérée. 🙂
    Je me moque facilement de moi et du fait de verser une larme devant le mariage de Harry et Meghan, ou déjà plus « craignos » devant « danse avec les stars » :))))
    Mais c’est plus pénible quand les « chutes du Niagara lacrymales » arrivent de manière intempestive, et pour des raisons qui n’en valent quand même pas tout à fait le coup… Comme: j’ai fait rétrécir un pull adoré en le lavant…. LE DRAME !!!! Genre de celui de la fin du monde!!!!!!
    Bref, j’aimerais réussir à pondérer (un peu) cette émotivité pour enfin l’apprécier avec une plus juste valeur :o).
    Je te souhaite un très bon We’

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